Les dynamiques de la louange

par | 5-05-2019

Pour bien comprendre comment marche la louange centrée sur Dieu, nous devons comprendre les dynamiques de la louange.

Ce que nous cherchons, si nous revenons au cœur de la louange (voir l’article du mois dernier), c’est de dire à Dieu, par nos paroles et par nos actes, la valeur que nous lui attribuons. Nous cherchons à honorer et exalter Dieu pour qui il est. Rien de moins, rien de plus.

Pour cela, nous devons comprendre les dynamiques de la louange et les dynamiques du cœur humain.

1. La louange comme une respiration

Puisque la louange, c’est s’exprimer à Dieu – dire notre admiration, déclarer en paroles et en actes sa valeur – on pourrait la comparer à l’expiration de l’air de nos poumons.

Simplement, pour qu’air il y ait, il faut d’abord remplir le poumon. Il faut inspirer avant d’expirer. Il faut une révélation de Dieu, qui créera en nous une réponse à Dieu. Cette réponse est la louange ; mais la révélation de Dieu est essentielle pour cela.

Regardez les débordements les plus spontanés de louange, les expressions les plus viscérales d’admiration envers Dieu dans les Écritures. Elles se produisent toujours lorsque des gens voient Dieu pour qui il est. La révélation de qui Dieu est conduit à une réponse réelle, authentique, profonde, forte.

C’est lorsque nous voyons Dieu que nous pouvons répondre et dire : « tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, toi le Saint, de recevoir la gloire, l’honneur et la puissance » (Ap 4.11). C’est lorsque nous voyons Dieu que nous pouvons dire : « Saint, saint, saint est l’Éternel, le maître de l’univers ! Sa gloire remplit toute la terre ! » (És 6.3). C’est lorsque Moïse voit Dieu qu’il retire ses sandales et cache son visage (Ex 3.5-6). C’est lorsqu’il voit Dieu que Jean tombe face contre terre comme mort (Ap 1.17). C’est lorsqu’elle voit la gloire du Père dans la face de Christ que Marie prend son parfum le plus cher pour le répandre sur ses pieds (Mc 14.3). Si nous voulons que l’expression de la louange à Fireplace soit extravagante, alors assurez-vous que ceux que nous conduisons voient Dieu et reçoivent une révélation de sa nature et ses attributs, qu’ils contemplent ses grandes œuvres – et particulièrement sa plus grande œuvre : la mort et la résurrection de Jésus.

C’est « en vue des compassions de Dieu » que nous allons être conduits à offrir nos « corps comme des sacrifices vivants, saints et qui plaisent à Dieu » (Ro 12.1). Le voyez-vous ? La révélation de Dieu nous conduit non seulement à louer plus passionnément le dimanche matin, mais elle nous conduit aussi à vivre nos vies entières comme un acte de louange. En emmenant les gens à voir Dieu, à recevoir une révélation de qui il est lorsque nous nous rassemblons, nous aidons les gens à vivre leurs vies entières devant Dieu.

C’est inévitable : l’Évangile change vraiment les gens. Si nous présentons, au début de chacun de nos rassemblements, la nature de Dieu et la vérité de l’Évangile de Dieu, notre expérience de la louange en sera profondément marquée.

2. Pourquoi c’est important

Cette dynamique de respiration (inspiration-expiration), de Révélation-Réponse, est absolument essentielle pour vivre une vraie louange extravagante centrée sur Dieu. La révélation conduit à une réponse.

Plus que cela, c’est une dynamique essentielle, à cause de ce que le rappeur-théologien Shai Linne nous dit :

« La théologie sans doxologie n’est que morte orthodoxie ; la doxologie sans théologie n’est qu’idolâtrie. »

Si on ne donne pas de contenu à la réponse émotive de notre cœur, à l’admiration exprimée, aux affects mus par telle ou telle mélodie ou telles ou telles paroles, alors ce que nous adorons n’est pas le vrai Dieu, mais une fausse divinité moindre, créée dans l’usine à idoles qu’est le cœur humain (dixit Jean Calvin).

Mais nous ne pouvons pas non plus nous complaire dans le fait de développer une théologie solide, profonde, robuste et saine. Toute révélation juste de Dieu doit conduire à une réponse. Nous ne pouvons pas faire de notre louange un simple acte de chanter des vérités théologiques. Nous devons exprimer ce qui est sur notre cœur aussi, en réponse à la révélation.

Voici ce que dit Sam Storms :

« L’objectif ultime de la théologie n’est pas la connaissance, mais la louange. Si notre apprentissage et notre connaissance de Dieu ne conduit pas à la joyeuse louange de Dieu, nous avons échoué. Nous n’apprenons que pour pouvoir adorer. […] La seule théologie digne d’être étudiée est une théologie qui peut être chantée ! »

John Stott affirme brillamment ces deux choses ensemble :

« La théologie (ce que nous croyons concernant Dieu) et la doxologie (notre louange de Dieu) ne devraient jamais être séparées. D’un côté il n’y a pas de doxologie sans théologie. Ce n’est pas possible de louer un dieu inconnu. Toute louange est une réponse à l’auto-révélation de Dieu en Christ et dans les Ecritures, et elle surgit de notre méditation de qui il est et de ce qu’il a fait. […] La louange sans théologie dégénérera en idolâtrie. D’où l’importance primordiale des Ecritures dans la louange publique et la dévotion privée. C’est la Parole de Dieu qui appelle à la vie la louange de Dieu. De l’autre côté, il ne devrait jamais y avoir de théologie sans doxologie. Il y a quelque chose de profondément déficient dans le fait d’avoir un intérêt purement académique pour Dieu. Dieu n’est pas l’objet approprié d’une observation et d’une appréciation froides, critiques, détachées et scientifiques. Non, la vraie connaissance de Dieu nous conduira toujours à louer. »

Que Dieu nous accorde de ne jamais avoir une théologie correcte mais morte ; et qu’il nous garde d’une spiritualité vibrante mais idolâtre. Pour nous éviter cela, nous devons comprendre et conduire l’église dans une dynamique de révélation et de réponse.

3. Comment faire ?

A. Bien commencer

La chose la plus importante est de bien lancer le temps de louange collective. Nous ne pouvons pas nous attendre à ce que les gens répondent avec profondeur, substance et extravagance si nous ne leur offrons pas d’abord une bonne dose de révélation !

Assurons-nous donc que les premiers chants que nous chantons, les premières choses que nous disons, les premières prières que nous prions se focalisent sur qui Dieu est et ce qu’il a fait. Ne conduisons pas les gens à une réponse sans leur avoir fourni au préalable de la révélation. Ne demandez pas aux gens d’expirer si vous ne leur avez pas donné de l’oxygène à inspirer.

Plus encore : ne débutons pas avec des chants méditatifs. Ne débutons pas avec des chants qui nous replient sur nous. Psaume 100.4 nous dit quel est le « mood » de base, le point de départ de nos célébrations : « Entrez dans ses portes avec reconnaissance, dans ses parvis avec des chants de louange !« 

Nous entrons avec reconnaissance, prêts à célébrer son être, ses attributs ; pas en parlant de notre semaine ou de comment on se sent. Lorsque les gens dans la Bible voient Dieu, on n’entend jamais parler de comment s’est passée leur semaine ! On ne les entend pas parler d’eux-mêmes. On entre avec reconnaissance, peu importe ce que la vie nous réserve en ce moment. Choisissons de nous focaliser, et de focaliser les gens, sur ce que Dieu fait et pas sur ce qu’il ne fait pas.

Je soumets que bien qu’étant un bon chant de reconnaissance, le chant Tu es bon n’est pas un bon chant pour débuter un temps de louange : il contient beaucoup de réponse (« Je veux le proclamer du sommet des montagnes : ta grâce est sans limite, ta bonté sans égale » ; « Et je chante car tu es bon, et je danse car tu es bon, et je crie de joie : tu es bon, tu es bon pour moi… »), mais très peu de révélation. Mieux vaut le chanter au moins en deuxième, après un chant rempli de contenu, ou directement après une prédication qui finit fort, ou même pour terminer une célébration. Contrastez-le avec Sola Gratia (« Amour parfait, tu t’es donné | A la croix, pour tout effacer | De mes péchés tu t’es chargé sur le bois… ») qui est rempli de révélation, mais peu de réponse. C’est un super chant pour débuter, mais souvent un mauvais chant à prendre au milieu d’un temps de louange.

Faîtes-vous une petite collection de chants qui associent bien le côté « révélation de qui Dieu est et/ou de ce qu’il a fait » et « célébration, joie, reconnaissance », pour débuter nos célébrations. Cherchez à prendre un ou deux chants de ce style, au moins, en début de temps de louange. Associé à une ou deux lectures des Ecritures ou de prières de louange spontanée, cela crée un super socle pour conduire les gens à avoir une révélation de Dieu et à entrer dans l’expression d’une louange extravagante. Voici quelques exemples de tels chants :

. Sola Gratia (Impact)
. Terre Entière (Vertical Worship)
. Louez le Seigneur (Hillsong)
. Ta Grâce est Sans Fin (Impact)
. Oui Je Crois (Hillsong)
. Notre Dieu – Tu As Changé l’Eau en Vin (Matt Redman)

Il peut parfois être bon de commencer avec un chant d’accueil, pour intentionnellement déclarer à Dieu et les uns aux autres que nous plaçons toute notre focalisation et notre attente sur lui. Voici quelques exemples :

. Nous sommes là pour toi (Matt Redman)
. Déchire les cieux (Worship Central)
. Hosanna – Un Chant s’Elève (Paul Baloche)

Si vous prenez un « chant d’accueil », attention toutefois de ne pas occulter l’aspect « révélation » et de toujours viser à remplir nos pensées et nos cœurs avec une vision forte de qui Dieu est et de ce qu’il fait. Cet objectif peut être accompli par d’autres moyens que les paroles des chants (lecture des Ecritures, prière de louange centrée sur Dieu, langue et interprétation de langue). Il appartiendra simplement aux conducteurs de louange et aux présidents de célébration d’être attentifs à ce qu’il y ait de la révélation dans le contexte du début de nos célébrations.

B. Bien continuer

Mais assurons-nous aussi de ne pas rester excessivement longtemps fixés sur la déclaration, les chants à contenu. Sachons conduire les gens à répondre – et répandre leur cœur en adoration. Passons d’un contenu plus général à un contenu plus personnel ; d’un contenu plus cognitif à un contenu plus émotif. Certains chants allient brillamment révélation et réponse. Pensez aux paroles de ces chants : les couplets sont remplis de vérités et les refrains nous conduisent à répondre :

. Lumière du monde (Tim Hughes)
. O Dieu tu es grand (Chris Tomlin)
. Ce nom si merveilleux (Hillsong)
. A ton nom (Tim Hughes / Phil Wickham)
. Gloire à notre Dieu – Anastasis (Hillsong)
. Yahwé (Sam Olivier)
. Dieu tout puissant, quand mon cœur considère (Hector Arnera)
. Infiniment grand (Impact) (à timorer tout de même : beaucoup de « je » dans le 1er couplet – important à allier à des chants qui mettent vraiment tout l’accent sur Dieu)

C’est justement cette alternance « révélation-réponse » qui fait la force de ces chants et qui explique à quel point ils ont béni le corps de Christ au cours des années. 

Maintenant que nos cœurs sont remplis d’une vision énorme de la gloire de Dieu en qui il est et ce qu’il a fait, conduisons le peuple dans le cœur de la louange : une réponse à ce Dieu, remplie de liberté, de passion, de révérence, de joie, d’intimité, de célébration, d’exaltation. Nos cœurs répondent à sa révélation.

C. Aller au delà

 . Quand Dieu veut répondre à notre réponse

Si le cœur de la louange, c’est les humains qui parlent à Dieu, la nature de notre Dieu est de vouloir nous répondre lorsque nous nous approchons de lui avec révérence et joie. C’est là où le prophétique devient essentiel. Ne cherchons pas la manifestation prophétique trop vite. Conduisons les gens à une révélation de qui Dieu est et de ce qu’il a fait, répondons-lui dans la louange, et attendons-nous ensuite à ce qu’il nous parle. Il le fera par la prédication – c’est certain. Mais il désire le faire puissamment, intimement, dynamiquement à travers les paroles et les chants prophétiques. Sachons laisser de la place pour que Dieu vienne nous parler aussi, et qu’il le fasse à travers le corps tout entier et pas seulement les gens au micro.

Nous ne voulons pas seulement le prophétique : nous voulons aussi la révélation et la possibilité de répondre à lui. Nous perdons quelque chose d’essentiel quand nous ouvrons trop vite la place au prophétique ; mais nous perdons quelque chose de tout aussi profond quand nous éteignons l’Esprit en ne laissant pas de place au prophétique. Ainsi, la dynamique est la suivante :

  1. Nous recevons une révélation de Dieu
  2. Nous répondons à la révélation en nous adressant à Dieu
  3. Dieu vient nous parler en retour
  4. Nous répondons à ce qu’il nous dit

. Répondre à la voix dynamique de l’Esprit

Ce quatrième point est essentiel : ne laissons pas le prophétique venir sans, nous aussi, répondre à ce que Dieu nous dit. Ne nous permettons pas d’entendre la parole de Dieu à travers la prédication sans répondre par de la louange ou par un temps de ministère. Une parole de connaissance concernant la guérison est-elle apportée ? Demandons tout de suite si quelqu’un veut répondre et recevoir la guérison. Une parole prophétique vient-elle concernant l’amour de Dieu pour nous ? Répondons en nous associant volontairement et consciemment à ce que Dieu nous dit ; et pourquoi ne pas chanter notre amour pour Dieu en réponse ?

Parfois, il peut être bon d’embrayer avec un chant dans lequel Dieu nous parle à nous tout autant que nous lui parlons : nous chantons les choses que l’Esprit a voulu nous dire prophétiquement ; nous nous réjouissons en ce que Dieu dit sur nous. Quelques exemples de ce type de chant :

. Plus esclaves (Bethel)
. Abba Père (Sam Olivier)

Une façon de répondre à ce que Dieu nous dit est de mettre en action notre volonté. En particulier après une prédication, certains chants nous aident à manifester un engagement envers Dieu, ou à répondre par la prière. Quelques exemples :

. Esprit de Dieu – oui nous voulons être (Sam Olivier)
. Pour la cause de ce monde (Bethel)
. Notre Père (Bethel)

Nous devrions chercher à avoir, dans notre répertoire de chants, des chants qui nous permettent toute cette versatilité d’expression.

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Ces deux chants de Matt Redman explorent magnifiquement la dynamique Révélation-Réponse / Inspiration-Expiration.

4. Oubliez tout ce que je viens de dire !

Cet article doit être compris comme l’expression d’un principe utile pour comprendre les dynamiques de la louange ; et non pas comme une loi à suivre à la lettre ou une méthode à appliquer. La plus forte dynamique de la louange est celle de l’Esprit de Dieu. Dans tout cet article, nous avons détaillé des choses qui correspondent à ce que l’Esprit nous a déjà révélé sur sa volonté et sa façon d’agir telle que nous la voyons dans les Ecritures.

Mais « le vent souffle où il veut et tu en entends le bruit, mais tu ne sais pas d’où il vient, ni où il va. C’est aussi le cas de toute personne qui est née de l’Esprit » (Jn 3.8). Sachons vivre ces principes dynamiquement et sans se laisser enfermer par eux, suivant la direction de l’Esprit. Cet article est un outil pour nous aider à conduire le peuple de Dieu selon les priorités et la nature de Dieu, pas une prison pour vous enfermer. Si vous n’arrivez pas à utiliser ces principes sans en faire une obligation ou sans y voir une grille de lecture nécessaire et sans faille, alors merci d’oublier tout ce que je viens d’écrire !

Aller plus loin

Pour vous aider à intégrer ce principe de révélation-réponse, regardez les paroles suivantes de ces chants, et cherchez à savoir si le chant est plutôt un chant « révélation » ou un chant « réponse », ou s’il combine les deux à différent moments du chant.

N’oubliez pas qu’un chant peut aussi être un chant d’accueil, un chant par lequel Dieu nous parle sur notre identité en lui ou un chant de réponse pour mettre en œuvre notre volonté. Je n’ai pas cherché à lister ceux-là ci-dessous, mais ils sont plus facile à détecter.

Tu Es Grand Seigneur

Tu es vie et amour
La lumière dans les ténèbres
Tu consoles, tu restaures
Tous les cœurs qui sont brisés
Tu es grand Seigneur

C’est ton souffle dans nos vies
Qui nous pousse à louer
Nous pousse à louer
C’est Ton souffle dans nos vies
Qui nous pousse à te louer toi seul

La terre chantera tes louanges,
Nos cœurs crieront,
Ces os diront,
Tu es grand Seigneur

Merveilleux Nom

Couronné, rayonnant de majesté
Tout l’univers proclame ta grandeur
Glorifié, par les anges prosternés
Tu es assis à la droite du Père

Jésus, merveilleux nom
Qui est semblable à toi ô Dieu ?!
Jésus, ton précieux nom
Est digne d’hommage

Captivés par l’éclat de ta beauté
Nos voix s’élèvent pour te rendre gloire.

Consolateur, divin rocher
Libérateur, prince de la paix
Dieu créateur, Fils bien aimé
Roi serviteur, Seigneur couronné
Commencement, ultime fin,
Soleil levant, étoile du matin
Dieu tout puissant
Dieu trois fois saint
Sauveur vivant, Maître souverain
Tu es souverain

Alléluia

Alléluia, Alléluia
Tu es digne de nos louanges

Sois loué, exalté,
Sois loué, exalté,
Sois loué, exalté,
Jésus

Toi que nous glorifions
Toi que nous exaltons
Ton nom soit glorifié

Devant le trône du très haut

Devant le trône du très haut,
Mon défenseur saura plaider ;
Cet avocat s’appelle Amour,
Il intercède pour moi, toujours.
Mon nom est gravé sur ses mains,
Mon nom est inscrit sur son cœur ;
Puisqu’il défend ma cause au ciel,
Nul ne pourra me condamner,
Nul ne pourra me condamner.

Et quand Satan me fait douter,
Vient me tenter et m’accuser,
Je lève les yeux vers celui
Qui a donné pour moi sa vie.
Mon sauveur était innocent,
Sa mort me rend la liberté.
Oui, Dieu le juste est satisfait
Et il pardonne mon péché,
Et il pardonne mon péché.

Voyez l’Agneau ressuscité,
Il est le Roi plein de bonté.
Non, il ne changera jamais,
Lui, ma justice, mon bien, ma paix.
En lui, j’ai la vie éternelle,
Par son sang, il m’a racheté.
Pour toujours ma vie est cachée
En Jésus, mon sauveur, mon Dieu,
En Jésus, mon sauveur, mon Dieu.

 

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